Le Super Rugby, qui reprenait ce week-end en Nouvelle-Zélande, a inauguré trois changements dans l'arbitrage des rucks. Le but: préserver un peu plus la santé des joueurs mais aussi fluidifier le jeu. Les explications de l'arbitre international Mathieu Raynal.

Les explications d'un arbitre sur les nouvelles règles sur les rucks

Trois changements majeurs. Le premier concerne le porteur de balle au sol. "Une fois plaqué, il ne peut plus travailler et faire par exemple un 'extra roll', rouler une fois sur soi en direction de l'en-but adverse, ou bien essayer d'avancer un peu au sol avant de libérer son ballon, observe Raynal. C'est désormais interdit et puni d'une pénalité." Le seul mouvement qui est autorisé est donc de présenter le ballon vers son camp.

Avantage au gratteur

Le deuxième concerne le gratteur. "Le règlement disait jusqu'à présent que le 'gratteur devait survivre au déblayage pour gagner la pénalité', rappelle Mathieu Raynal. C'est-à-dire que le gratteur mettait les mains sur le ballon, mais on laissait quand même le temps au déblayeur de travailler sur le gratteur. Si le déblayeur gagnait le combat et sortait le gratteur, le jeu se poursuivait. Désormais, à partir du moment où le gratteur debout sur ses pieds attaque le ballon avec les deux mains puis tire une fois sur le ballon et que ce dernier ne lui revient pas, le gratteur gagne la pénalité. Qu'un éventuel déblayage soit gagnant ou pas n'entre plus en ligne de compte. Et il y aura beaucoup moins de tolérance pour un porteur de ballon le gardant un peu de temps en étant au sol."

Enfin, le troisième changement majeur s'attaque aux plongeons sur les joueurs au sol. Avec une idée claire: la tolérance zéro. "Le point d'entrée du déblayage sera primordial, analyse Raynal. C'est à dire que seule l'entrée axiale sera tolérée, tout autre entrée sera pénalisée."


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